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May 19, 2008

The Nanny Diaries

Filed under: Cinéma — Lib @ 2:27 am
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Une bonne surprise, finalement !

Le pitch : une jeune fille, Annie (Scarlett Johansson), tout juste licenciée d’anthropologie, décide de devenir nounou à plein temps. Ses raisons pour ce choix de carrière… inattendu ? Elle se sent perdue, pas encore prête à affronter le monde du travail. Elle se retrouve dans une famille fortunée et dysfonctionnelle de Manhattan, où il lui faut apprivoiser un gamin dont on attend trop, une mère exigeante et un père absent.

Je m’attendais à une comédie de mauvais goût où les enfants impossibles se jouent d’une nounou dépassée par les événements, jusqu’au jour où elle découvre un moyen de s’attirer les sympathies des petits monstres, qui à leur tour font fondre les parents, et toute la famille part au parc en chantant pour faire voler des cerfs-volants. Sans le charme de Julie Andrews. La référence marypoppinesque est bien là. Mais dans l’esprit d’Annie seulement, qui déchante vite. Le film n’évite pas les clichés, mais il ne les fige pas non plus.

Le personnage d’Annie, interprété par Scarlett Johansson, m’a beaucoup touchée. Peut-être me suis-je particulièrement identifiée à elle. Comme elle, je suis diplômée – pas d’anthropologie, certes, mais quand même. Comme elle, je suis baby-sitter – pas à plein temps, mais croyez-moi, ils sont diaboliques ! Comme elle, je me sens un peu perdue, à cheval entre le monde de la fac et celui du travail, pas trop sûre de savoir où je veux aller. La remise en question d’Annie, celle qui la mène à se faire embaucher comme nounou, n’est sûrement qu’une ficelle narrative pour la mettre dans la situation voulue. N’empêche, je la comprends, même si sa mère à elle n’y parvient pas. Prendre du recul par rapport à sa situation présente peut faire du bien. Et Annie s’en tire bien. La réaction de Grayer, le petit garçon qu’elle garde, est un peu exagérée au début – le petit monstre dont je vous parlais, qui bourre la jeune fille de coups de pied dans les tibias avant de l’enfermer sur le palier. Il finit par l’adorer, sa “nanny”. Mais comment le lui reprocher ? Avec ses grands yeux bleus, ses tenues de jeune fille qui n’a pas encore fini de grandir et ses sourires charmeurs, Scarlett Johansson est adorable. Et crédible.

Le personnage de Mrs X, la maman de Grayer, interprété par Laura Linney, prête à la réflexion, lui aussi. Mrs X est une maman qui n’a eu un enfant que parce que c’est ce qui se fait. Elle souhaite la meilleure éducation pour son fils, mais sans que ça soit elle qui la lui donne. Elle se venge sur la nounou de ses problèmes de couple. Le trait est forcé, bien sûr, jusqu’à frôler le ridicule, parfois. Et la prise de conscience n’a lieu qu’une fois la nounou virée – et donc libre de dire à la yuppie mummy ses quatre vérités. Mari largué, attention reconcentrée sur Grayer, la maman s’amende. On s’y attendait un peu. Mais Laura Linney sait lui donner une touchante vulnérabilité, qui fait qu’à la fin, finalement, on ne la déteste plus. Enfin, plus autant.

Un petit film sans prétention, de dimanche après-midi pluvieux ou de vendredi soir en famille. A voir, si l’occasion s’en présente, ne serait-ce parce que Scarlett Johansson y est lumineuse, et authentique. On y retrouve un peu la jeune fille de The Horse Whisperer – l’actrice a abandonné, le temps d’un films, le maquillage et les tenues glamour, les cheveux blond platine et les lèvres rouge sang. Une charmante Mary Poppins des temps modernes, qui grandit en aidant un petit bonhomme à grandir. A feel-good movie, certes un peu cheesy, mais parfois, ça fait du bien.

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